Arabové, učte se hebrejsky!

Proč mají arabské děti potíže se čtením

Salman Masalha

Arabové, učte se hebrejsky!

Arabové, učte se hebrejsky! Tak se jmenuje článek uveřejněný v izraelském listu Haarec. Jeho autorem je básník Salman Masalha, izraelský Drúz, tedy muž, jehož mateřštinou je arabština. Autor zamyšlení souhlasí s tím, že mnohá obočí se nad takovým titulkem zvednou, a to jak obočí politiků, tak i úředníků zodpovědných za vzdělávání. Masalha ovšem tvrdí, že jde o velmi důležité téma, které je třeba brát vážně.

Izraelské ministerstvo školství nedávno vydalo statistiku školních výsledků jednotlivých komunit. Drúzský básník píše, že jeho pozornost upoutaly především velmi špatné výsledky arabských studentů v testech hebrejštiny. Arabští studenti mají v hebrejštině nejhorší výsledky ze všech měřených skupin, a to se týká i arabštiny pro Araby v izraelských arabsko-jazyčných školách. Psychologové Zohar Eviatar, a Rafik Ibrahim z Univerzity v Haifě nabízejí nový úhel pohledu na tento problém.
Biblia Hebraica (hebrejský text Bible) - Foto: Jana Šustová

Biblia Hebraica (hebrejský text Bible)Foto: Jana Šustová

Výzkumníci měřili rychlost čtení a přesnost chápání textu u lidí, jejichž mateřštinou je buď angličtina, hebrejština, a nebo arabština. Zjistili, že do procesu čtení je u čtenářů v angličtině i hebrejštině zapojena pravá hemisféra mozku, ale nikoli v případě čtení arabského textu. To je podle jejich názoru dáno grafickou složitostí arabského písma. Arabská písmena jsou na rozdíl od latinky nebo hebrejského písma pospojována dohromady, a navíc mění svůj tvar podle své pozice ve slově. Krom toho se od sebe často liší jen drobnými značkami. To vše znamená, že děti, které se učí číst arabštinu, mají spoustu problémů navíc.

Zjištěná data mohou pomoci vysvětlit velké rozdíly mezi studenty v arabsko-jazyčných školách na jedné straně, a na druhé straně těch, kde se vyučuje v hebrejštině nebo angličtině. Také to může vysvětlit poměrně špatné postavení Izraele v mezinárodních srovnávacích testech žáků základních škol. Tento stav lze najít i v arabském světě, a podle autora článku tedy není náhodou, že mezi pěti sty nejlepšími univerzitami na světě není ani jedna arabská.

Nejde přitom srovnávat arabštinu s hebrejštinou nebo angličtinou. Každý člověk v arabské zemi ví, že arabština, kterou mluví děti doma, je jiná než literární arabština, kterou se učí ve škole. Je to velmi odlišný jazyk, a tak je tomu ve všech arabských zemích. Arabsky hovořící obyvatelé Izraele nejsou od ostatního arabského světa v tomto smyslu nijak odděleni. Arabsko-jazyčná média, zejména rozhlas a televize, svým posluchačům a divákům neposkytují jazykové bohatství formální arabštiny. Opak je pravdou: upevňují jazykovou povrchnost která vede k intelektuální mělkosti.

Přes to všechno je možné udělat ve vzdělávání zásadní změny, a to během několika málo příštích let, píše Masalha. K tomu je ale prý potřeba mít odvahu k radikálním činům. Mezi ně patří zrušení arabského a drúzského oddělení na ministerstvu školství a úplné sjednocení osnov pro všechny žáky bez ohledu na to, zda mluví hebrejsky nebo arabsky. Osmdesát procent toho, co a jak se vyučuje, musí být podáváno pomocí nejmodernějších didaktických materiálů. Jen dvacet procent by mělo zohledňovat kulturní odlišnosti jednotlivých žáků, uzavírá Salman Masalha, arabsky i hebrejsky píšící drúzský básník z Izraele na stránkách listu Haarec. .
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Source: Rozhlas

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Comment le sionisme européen a corrompu les ‘Juifs Arabes’

La décision de Carmel Shama d’ajouter un appendice à son nom est un exemple flagrant de la manière dont le ‘sionisme ashkénaze’, venu d’Europe, a corrompu les esprits des Juifs ‘Mizrahi’.

Salman Masalha

Comment le sionisme européen
a corrompu les ‘Juifs Arabes’

Carmel Shama en avait marre, alors ce parlementaire a décidé qu’il était temps de renouer avec ses racines ethniques. Pour répondre à toutes les confusions autour de son identité, il a demandé au ministère de l’intérieur l’ajout d’un appendice à son patronyme afin de devenir officiellement le député «Shama-Hacohen.»

Beaucoup de gens le prenaient par erreur pur un Druze. En fait, alors qu’il visitait Auschwitz, des députés l’avaient complimenté pour sa manifestation de «solidarité avec le peuple juif.» On lui a aussi fréquemment demandé de donner son avis sur des « affaires arabes en tant que membre de cette communauté.» Apparemment, c’était un peu trop à gérer pour lui.

C’est là un exemple flagrant de la manière dont le «sionisme ashkénaze» européen a corrompu les esprits de ceux qu’on qualifie de « membres du groupe Mizrahi,» originaires d’Afrique du Nord et du Moyen Orient.

Il convient de signaler que la raison première pour laquelle les Israéliens devaient mentionner leurs identités nationales ethno-religieuses sur les documents officiels était de permettre aux institutions ashkénazes de distinguer entre Juifs et Arabes, dès lors que de nombreux Juifs venaient de pays arabes et avaient des noms arabes. Au début, seules deux catégories apparaissaient : Juifs et Arabes. Dans une étape ultérieure, «Druze» sera ajouté comme catégorie distincte.

Comme le ministre de l’intérieur Eli Yishal a refuse d’appliquer un arrêt de la Haute Cour décidant d’inclure les Israéliens qui se sont convertis auprès du judaïsme réformé dans la catégorie des Juifs, la mention de la nationalité n’apparaît plus ces dernières années que comme une série d’astérisques sur les cartes d’identité. Mais d’autres marqueurs identitaires qui distinguent entre «Juifs» et Arabes subsistent.

Prenez, par exemple, un nom comme «Yosef Hadad» En se basant seulement sur le nom, il est impossible de savoir si celui qui porte ce nom est un Arabe ou un Juif. Des policiers entraînés, par contre, peuvent situer immédiatement la différence. Pour promouvoir l’objectif «digne d’intérêt» de séparer citoyens Juifs et Arabes, des officiels du ministère de l’intérieur ont voulu supprimer l’obligation de noter le nom du «grand père Juif.» En supposant donc que ce Yosef Hadad est Juif, le nom de son grand-père ne figurera pas sur sa carte d’identité. Mais s’il est Arabe, le nom de son grand père sera affiché fièrement. N’est-ce pas une assez élégante forme d’apartheid dans l’identification ?

Les années passant, les tensions nationalités ont incité de nombreux «Juifs Arabes» à essayer de s’éloigner de leur identité ethnique. Mais comment le pourraient-ils alors que leur apparence, leurs goûts musicaux et alimentaires et leurs styles de vie sont si proches du milieu culturel d’où ils sont venus ?

La seule manière pour eux de consommer la rupture a été d’adopter des signes ostensibles de l’identité religieuse juive, les kipas et les étoiles de David autour du cou en premier lieu. En fait, la mesure dans laquelle des étoiles de David pendent à leurs cous et des kipas couvrent leurs têtes, correspond directement à leur niveau de déni de leur appartenance ethno-religieuse arabe. L’expression la plus grotesque d’un tel déni, ce sont les chapeaux et les vêtements hassidiques portés par les membres du Shas.

Pour le dire autrement, un chapeau brûle sur la tête de chaque négateur de soi.

La séparation ethnique a été, et reste bien vivante chez les citoyens de ce pays. Le député Shama-Hacohen peut estimer s’en tirer à bon compte. Nous pouvons même profiter de l’occasion pour lui faire cadeau de deus députés Druzes, les députés Ayoob Kara (Likoud) et Hamad Amar (Yisrael Beiteinu) – qui à eux deux semblent encore plus extrémistes qu’Avigdor Lieberman et le rabbin Eliezer Sach pris ensemble. En fait, s’ils mettaient «Hacohen» à côte de leurs patronymes, ils feraient d’une pierre deux coups : premièrement, ils ne feraient plus honte aux Druzes ; deuxièmement, leur changement de nom rendrait fou le député Shama-Cohen.
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Haaretz 14 novembre 2010, traduit de l’anglais par Djazaïri

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Una lógica sólo para judíos

Parece que el Profesor Shlomo Avineri corta, una por una, las ramas de la lógica que pretende mantener

Salman Masalha

Una lógica sólo para judíos

El Profesor Shlomo Avineri hace preguntas difíciles, desea discutirlas y agrega: “Cualquiera que apoya como yo una solución de dos Estados para dos pueblos y desea ver a los ciudadanos árabes de Israel ganando plenos derechos igualitarios puede, e incluso debe formularlas” (“Las preguntas correctas”, Octubre 5)

Los temas que conciernen al entramado de las tribus existentes en este país no son simples. La definición de lo que es un pueblo, en este contexto, es absolutamente complicado, ya que los dos pueblos se encuentran en las etapas de formación. A todo lo largo de la historia de la humanidad, unas naciones han desaparecido y otros individuos se levantaron una mañana sintiendo que eran una nación y comenzaron a interactuar como tal dentro de un contexto político y cultural.

Las preguntas que el profesor Avineri quiere formular son complicadas. Pero la complicación es sólo aparente, porque en el momento de leer sus argumentos parecería que corta las ramas de la lógica que pretende mantener. Supongamos que es realmente cierto que “la mayoría de los ciudadanos judíos israelíes distinguen entre ‘el Estado de Israel’ y ‘la tierra de Israel’, tal como él argumenta. Se desprende la pregunta de por qué el demanda algo diferente de la otra parte cuando dice, “debería estar claro para nosotros, y para ellos que Acre, Jaffa, y Be’er Sheva no son parte de Palestina”. Si esta es la lógica que lo guía, la misma debería aplicarse para la otra parte, entonces, ¿por qué debería distinguirse entre el Estado de Palestina y la tierra de Palestina? Por consiguiente, no hay contradicción en considerar que Acre, Haifa y Jaffa son parte de la tierra de Palestina, aún si no serán parte del Estado de Palestina –así como Hebrón será simultáneamente parte del Estado de Palestina y de la tierra de Israel- De esta manera funciona la lógica sana, la manera en que la gente sana funciona en el ámbito de las leyes internacionales.

La segunda pregunta que plantea el profesor Avineri también es problemática. “La segunda pregunta está dirigida a los ciudadanos árabes de Israel. Algunos de sus dirigentes prefieren denominarse a sí mismos como ‘palestinos ciudadanos de Israel’, y es, por supuesto, su derecho. Pero es imposible ignorar el hecho de que con la creación de un Estado palestino independiente, tal denominación resulta problemática”, escribe el profesor Avineri.

Continuando con las líneas de esta lógica, veamos la cuestión así: la pregunta se dirige a los judíos ciudadanos de diferentes países. Algunos de sus dirigentes prefieren llamarse a sí mismos judíos ciudadanos de los Estados Unidos, de Francia, de Rusia, etc., y así es su derecho. Pero es imposible ignorar el hecho de que con la creación de un Estado israelí independiente aquella definición es problemática. ¿Acepta el profesor Avineri que esta cuestión también es problemática?

Y, en el mismo contexto, será interesante saber a qué nación, según el citado profesor, pertenecen figuras como Benjamín Disraeli, Alphonse Ratisbonne y el compositor Felix Mendelssohn. ¿Al pueblo judío? Y si no, ¿por qué? Se podría ir lo suficientemente lejos como para decir que si el chico judío más famoso llega al aeropuerto Ben Gurión, por segunda vez, y pide afincarse en Israel y pedir la ciudadanía, ¿los representantes el profesor Avineri lo enviarían, en el mejor de los casos, de regreso en el primer vuelo internacional? Para recordarle solamente al profesor Avineri, el nombre de ese chico es Jesús.

Parece que estas preguntas son inconcebibles desde su perspectiva y es por esto que casi ni quiere considerarlas. De todas estas consideraciones queda demostrado que el profesor Avineri sube por las ramas del árbol que él mismo plantó y cultivó pero que, abrupta y repentinamente, las tala con sus propias manos al punto de convertirse en un talador profesional.

Está bien que el profesor Avineri desee ver “completa igualdad civil para los ciudadanos árabes israelíes”, pero para que esa igualdad sea total, también debe haber una igualdad lógica. Y en este punto no he sido capaz de comprender la lógica de sus palabras.
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Traducido para
Rebelión por J.M. y revisado por Caty R.

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